Buchet Chastel

  • Comment faire lorsque l'on n'est pas scientifique pour répondre à ces questions, et à tant d'autres, qui surgissent dans le débat public et jalonnent notre quotidien ? Notre légitime ignorance est la porte ouverte aux rumeurs, aux fake news, aux théories du complot et autres manipulations des charlatans de la pensée.
    Vulgarisateur hors pair, Raphaël Chevrier nous donne les arguments afin de pser le pour et le contre sur les grands sujets d'aujourd'hui. 5G, modifications génétiques, fin de vie, intelligence artificielle... grâce à son éclairage scientifique, tout devient clair !

  • Les cachalots de la mer des Caraïbes produisent des clics pour communiquer entre eux, similaires au code Morse, ce qui leur permet d'indiquer à quel groupe ils appartiennent et qui ils sont. En Ouganda, l'obsession du statut social des chimpanzés mâles a causé nombre de guerres mais ils disposent en parallèle de nombreux moyens d'apaiser les tensions qui les opposent les uns aux autres. Quant aux perroquets de la forêt tropicale du Pérou, ils accordent une grande importance à la beauté qui leur sert en quelque sorte de « monnaie sociale ».
    En tant qu'individus, ces animaux ne se définissent pas uniquement par leurs gènes, mais aussi par la culture dont ils ont hérité. Cette culture, ils l'ont reçue de milliers de leurs semblables, tout un ensemble de savoirs passant d'une génération à une autre, comme un feu qui jamais ne s'éteint. Ils ont appris ce qu'est la nourriture et comment l'obtenir ou quelle est la manière de trouver un ou une partenaire et, à leur tour, ils le transmettront aux générations à venir.
    Comme il le faisait dans Qu'est-ce qui fait sourire les animaux ?, Carl Safina évoque ici la vie des animaux sans préjugés et avec un luxe de détails extraordinaire. Et à nouveau, entre anecdotes époustouflantes (les mères chimpanzés qui apprennent à leurs enfants à casser des noix ou la disparition progressive des dialectes des perroquets), descriptions sublimes de la nature et réflexions sur la condition de l'homme et du monde qui l'entoure, il nous fait découvrir un univers insoupçonné, où les frontières entre l'homme et l'animal se brouillent.

  • Quarante ans après Coluche, un clown peut-il briguer l'Élysée ?
    Crise des Gilets jaunes, crise sanitaire, naufrages économique et social, défiance record dans les institutions... 2022 semble offrir un boulevard immense à un Auguste ou à un Joker qui serait désireux d'émerger par surprise avec l'onction populaire ! Qui sera le « candidat du peuple » ? Jean-Marie Bigard ?
    Cyril Hanouna ? Éric Drouet ? Jacline Mouraud ? Le général de Villiers ? Élise Lucet ? Le professeur Raoult ?
    La France n'est pas exempte d'un scénario à la Donald Trump ou à la Beppe Grillo : c'est l'hypothèse de ce livre qui nous entraîne dans un tour du monde des bouffons au pouvoir et qui retrace l'histoire des clowns dans l'Hexagone.
    En quoi Emmanuel Macron a-t-il dangereusement lancé le ballon d'essai ? Comment les médias participent-ils au fantasme collectif ? Pourquoi les Français sont-ils prêts à élire un bouffon ? Comment la révolution numérique rebat-elle les cartes du jeu électoral ?
    Dans cette enquête sans précédent, Laetitia Krupa a réalisé plus de trente entretiens, avec des politologues comme Bruno Cautrès et Nicole Bacharan, des sondeurs comme Jérôme Sainte-Marie et Frédéric Dabi, des sociologues comme Gérald Bronner et Samuel Hayat, mais aussi avec des journalistes comme Régis Le Sommier ou Thomas Legrand, des conseillerscomme Franck Louvrier ou Gaspard Gantzer, des hommes familiers des médias comme Laurent Ruquier ou Stéphane Simon, ou bien encore des membres du gouvernement, comme le porte-parole Gabriel Attal ou le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire.

  • Giuliano Ruffini, son fils Mathieu et Lino Frongia, peintre, sont soupçonnés par une juge française d'avoir fabriqué et diffusé des dizaines de tableaux apparus depuis trente ans en Europe et en Amérique.
    Ce livre retrace quatre ans d'enquête. Il raconte les péripéties de ces peintures à travers le monde, expose l'ingéniosité technique des faussaires et les arguments contradictoires des examens scientifiques et décrit des personnages hauts en couleur gravitant autour de ce commerce. Il révèle ainsi la face inquiétante d'un monde de l'art aux pratiques tortueuses et dans lequel des millions d'euros changent de mains avant de se volatiliser.
    À des degrés divers, de grandes institutions tels Le Metropolitan Museum de New York, le Getty, la National Gallery de Londres, le Louvre, le Kunsthistoriches Museum de Vienne ou le musée de Parme sont impliquées. Sotheby's ou Christie's à Paris, Londres et New York ; de prestigieuses galeries londoniennes, parisiennes et munichoises ; de grands experts à travers l'Europe et les États-Unis se retrouvent aussi mêlés au plus gros scandale qu'a jamais connu le monde de l'art.

  • À Marengo, rien ne s'est passé comme prévu...
    Ce 14 juin 1800, dans la campagne piémontaise, l'histoire s'est accélérée : d'abord défait puis finalement victorieux, le Premier Consul Bonaparte lève les derniers obstacles dans sa course folle vers le pouvoir absolu. Et pourtant... ce que la propagande impériale transformera en un coup de génie stratégique fut d'abord une déroute et l'armée française ne dut son salut qu'à l'arrivée de Desaix. C'est cette bataille que Jean Tulard raconte ici heure par heure, rebondissement après rebondissement.
    Une légende naît. De la conjuration de Fouché et Talleyrand imaginée par Balzac à Tosca, le fameux opéra de Puccini, du peintre David à Alexandre Dumas, du chien Moustache au poulet préparé le soir de la victoire, Jean Tulard nous en révèle toutes les facettes.

  • - Tester le premier parachute de l'histoire en sautant de la tour Eiffel était-il une bonne idée ?
    - Le Coca-Cola a-t-il été inventé dans une pharmacie du boulevard Haussmann ?
    - Pourquoi Renault n'a-t-il jamais réussi à vendre des voitures aux États-Unis ?
    - Qui a pris la première photo de Marylin Monroe ?
    - Combien d'ouvriers sont-ils morts pendant la construction du barrage Hoover ?
    - Dans quel but les corn flakes de Kellogg's ont-il été créés ?
    Chaque semaine, dans la dernière page du magazine L'Usine nouvelle, Guillaume Dessaix raconte une petite histoire, le récit édifiant d'une belle réussite ou d'un échec monstrueux.
    Car si l'histoire humaine est jalonnée de succès impressionnants, elle est aussi remplie de gros ratages.
    Réunis en un volume, ces récits aussi courts qu'enlevés nous font entrer dans les coulisses des grands événements. On y croise des personnages aussi baroques qu'extravagants, dont les aventures réjouiront les passionnés d'histoire et les amateurs d'humour.

  • « L'insurrection est le plus saint des devoirs. » Gilbert Motier, marquis de La Fayette, devant l'Assemblée nationale, 20 février 1790.
    Croquants, Nu-pieds, Lustucrus, Bonnets rouges, Sans-culottes, Canuts, Communards, étudiants de Mai-68 ou Gilets jaunes... tous eurent en commun l'esprit de révolte et d'insoumission.
    A travers leurs luttes, ce sont eux qui ont écrit l'histoire de France.
    Des révoltes paysannes de la Renaissance aux émeutes de banlieue en 2005 en passant par la guerre des farines, l'affaire Réveillon ou la prise des Tuileries, Luc Mary nous fait revivre ces moments cruciaux où le peuple s'est dressé contre l'ordre établi.

  • Les chiffres sont implacables : la moitié des titulaires d'un baccalauréat scientifique sont des femmes. Mais elles ne représentent que 28 % des chercheurs, un tiers des ingénieurs et encore moins dans certaines spécialités de type mathématiques et informatique. Pire : les femmes étaient jusqu'à peu totalement absentes des prix scientifiques internationaux et le grand public, lui, n'en connaît qu'une seule, Marie Curie.
    La recherche scientifique et les entreprises technologiques seraient-elles plus efficaces si davantage de femmes s'y engageaient, à en croire le lien chaque jour réaffirmé entre « mixité » et « performance » ?
    Encore faut-il connaître les raisons qui expliquent une si faible présence féminine dans certains domaines. S'agit-il vraiment des maux toujours évoqués, à savoir un cursus scientifique difficile à concilier avec un désir de maternité, des préjugés qui contaminent jusqu'au corps enseignant et, plus généralement, un sexisme généralisé ? Responsables politiques et monde associatif ont-ils déclaré une guerre sans merci contre tous ces maux ?
    Ne serait-ce pas plutôt le non-attrait naturel des femmes pour certaines sciences et leur envie d'y échapper si elles en ont l'opportunité ?

  • La révolution des tests ADN et le succès mondial des sites tels MYheritage, 23andme, AncestryDNA permettent d'ouvrir la généalogie à de nouvelles dimensions. Mais, en mettant au jour certaines filiations, ces techniques questionnent la discipline.
    Doit-on révéler tous les secrets ? Parmi l'une des dernières au monde à s'y opposer, notre législation sanctionne d'ailleurs toujours l'usage des tests.
    Jean-Louis Beaucarnot et Nathalie Jovanovic-Floricourt s'allient pour nous faire découvrir des histoires de famille :
    Des retrouvailles surprenantes ou bouleversantes, des substitutions d'enfants mises au grand jour, des surprises généalogiques ou des énigmes historiques révélées grâce aux tests. Ces histoires sont éclairées par des éléments techniques : les vérités et les faiblesses des tests, leur interprétation précise, ce que nous révèlent les chromosomes X et Y, l'influence des grandes migrations, la lecture des mitochondries, les avancées de l'épigénétique et la psycho généalogie.
    Jusqu'à présent il n'existait pas de livre accessible sur le mariage de la généalogie et des tests ADN. Le voici.

  • Deux Coréennes est l'histoire d'une Nord-Coréenne racontée par une Sud-Coréenne. Le récit de l'enfance, de l'éducation, de l'emprisonnement puis de la fuite de l'une (Jihyun) se mêle au sentiment de culpabilité de l'autre (Seh-Lynn).
    Après une enfance plutôt heureuse, la vie de Jihyun s'écroule.
    Une partie de sa famille est emportée par la famine avant que son jeune frère ne meure sous les balles parce qu'il a tenté de fuir en Chine. Elle-même a été vendue à un Chinois. De cette union naît un garçon. Trahie puis rapatriée en Corée du Nord où elle est enfermée six mois dans un camp, elle arrive à s'échapper à nouveau et retrouve son fils. À travers la Chine et la Mongolie, elle arrive à gagner la Corée du Sud.

  • Le 23 juin 1939, le ministre des Affaires étrangères allemand, Joachim Von Ribbentrop, mène une délégation diplomatique jusqu'à Moscou.
    Il y signe un accord avec son homologue soviétique. Il s'agit du fameux pacte Ribbentrop-Molotov baptisé aussi pacte Germano-soviétique qui donne le coup d'envoi à la Seconde Guerre mondiale.
    Pendant près de deux ans, les deux régimes cohabitent dans cette alliance qui leur permet d'étendre leur pouvoir sur la Pologne, les Pays Baltes, la Finlande et la Roumanie.
    Mais à l'aube de 22 juin 1941, l'idylle prend fin. L'Allemagne envahit l'Union soviétique. Caduc, le pacte continue pourtant à laisser des traces. Il aura finalement bouleversé l'équilibre européen jusqu'à la chute du mur de Berlin en 1989.

  • Qui sait que Françoise Giroud et Juliette Gréco ont été emprisonnées à la prison de Fresnes pour fait de Résistance ? Que Robert Hossein a été perdu par ses parents pendant l'Exode ?
    Que Jean Gabin a été un héros des combats de la poche de Royan ? Qu'Yves Montand et Jean d'Ormesson ont participé à la Libération de Paris ? Que Tino Rossi, José Giovanni et Charles Hernu ont été emprisonnés à la Libération ? Que la carrière de mime de Marcel Marceau trouve son origine dans son activité de passeur à la frontière suisse ? Que Michel Rocard a forgé son engagement politique pendant qu'il assurait l'accueil et les soins des déportés libérés des camps de concentration à l'hôtel Lutétia ?
    Grâce à plus d'une centaine de parcours étonnants ou exemplaires, haïssables ou héroïques, de personnalités anonymes mais dont le nom aujourd'hui ne nous est plus inconnu, Bruno Halioua brosse un portrait aussi passionnant qu'original d'une nation et d'un peuple en guerre tout en renouvelant l'approche du livre historique consacré à la Seconde Guerre mondiale.

  • La crise sanitaire du printemps 2020 aura consacré le triomphe du numérique.
    Les nouvelles technologies portaient l'espoir d'un monde plus égalitaire.
    L'espoir est cruellement déçu.
    Il y a d'un côté ceux qui sont tout, de l'autre ceux qui ne sont rien.
    On pensait que le numérique allait libérer les entreprises. En réalité, il assied la domination de quelques titans capables d'imposer leur loi.
    On pensait qu'il allait mêler les classes sociales en donnant à chacun sa chance. Hélas, il sépare les élites technophiles des populations déconnectées et sans avenir.
    On pensait qu'il allait renforcer la démocratie. Que voyons-nous ? Elle n'a jamais été aussi faible, prise en étau entre les dictatures ultramodernes et les revendications de minorités qui en sapent les bases.
    Si nous n'agissons pas, le numérique va détruire la civilisation.
    Nous devons changer nos institutions, maîtriser le pouvoir prométhéen donné par les technologies, redonner à la société son équilibre et aider l'homme à trouver sa nouvelle place

  • La Russie de ce début du XXIe siècle mène quatre combats.
    Le premier est territorial. En Ukraine, en Géorgie, en Syrie, dans l'Arctique, le néo-impérialisme russe y projette sa puissance militaire et son savoir-faire diplomatique.

    Le deuxième est symbolique. La forteresse du Kremlin, les missiles nucléaires, les défi lés militaires et un patriotisme kitsch incarnent la création de cette nouvelle identité.

    Le troisième est « biopolitique ». Il cible la sphère privée des citoyens. L'orientation sexuelle, le rapport à la religion et à l'éducation, les contacts avec l'étranger, deviennent des enjeux publics.

    Le quatrième est mémoriel. Il réhabilite Staline et refuse les traumatismes du passé. L'Histoire devient le réceptacle des rêves d'une grandeur révolue.

    À l'apogée du règne de Vladimir Poutine, Sergueï Medvedev nous livre une analyse lucide de la situation de la Russie et du futur qu'elle nous réserve.

  • Intelligence artificielle, robotique, transhumanisme... jamais le progrès n'a suscité autant d'interrogations vertigineuses. Saurons-nous profiter de cette révolution sans y perdre notre âme ? Passé par une école de commerce et par la finance avant de rejoindre l'ordre des Dominicains, Éric Salobir nous guide dans le dédale de ces avancées technologiques. Il revendique de vivre à une époque où la science et la spiritualité ne doivent pas s'opposer, mais, plus que jamais, s'appuyer pour relever les immenses défis actuels.

    Fondateur du think tank Optic, qui observe les incidences des nouvelles technologies sur l'humain, et consulteur auprès du Saint-Siège, il favorise dialogues et confrontations entre les représentants d'une Église de 1,313 milliard de catholiques, qui exerce l'une des influences politiques et spirituelles les plus anciennes au monde, et les grands patrons d'un petit territoire californien rassemblant 73 des 143 milliardaires de la tech, qui ont changé la vie quotidienne de milliards d'individus pour le meilleur et pour le pire. Il est vital de jeter un pont entre ces univers aux temporalités si différentes.

    Jamais, affirme Éric Salobir, l'homme n'a été aussi puissant, et aussi perdu face aux deux chocs du XXIe siècle : la révolution numérique et le réchauffement climatique. D'où la question au coeur de ce livre : comment l'éthique et la spiritualité peuvent-elles accompagner l'une et affronter l'autre ?

  • C'est en septembre 1936 que le reporter polonais Ksawery Pruszynski arrive dans une Espagne en proie à la guerre civile. Il y est envoyé pour couvrir les événements qui secouent la péninsule Ibérique depuis le coup d'État nationaliste du 17 juillet. Sur place, d'abord à Barcelone secouée par l'anarchie et la terreur, Pruszynski aborde le conflit sous l'angle de l'observateur politique de la révolution rouge, menée par le camp républicain. Puis en suivant le siège de Madrid, il se plonge - en véritable anthropologue - dans le passé et la culture de l'Espagne profonde afin de parvenir au plus près de l'âme d'un peuple qui s'entre-déchire. Dans la réalité saisissante du chaos de la guerre, la description de la cité assiégée fait rejaillir l'intense désarroi des victimes et l'immense héroïsme des combattants.
    Portrait poignant d'un pays en révolution et en guerre, Espagne rouge fait la part belle à l'humain broyé par les rouages sanglants de l'histoire et les mécanismes de la domination politique.

  • Aujourd'hui, l'obésité tue plus que la famine. Elle atteint une personne sur dix, soit trois fois plus qu'en 1975 et fait plus de 4 millions de morts chaque année. À ce rythme, 3,3 milliards de personnes seront en surpoids d'ici 2030. Or, rien ne semble pouvoir arrêter sa progression d'autant que ce fléau, désormais considéré comme une pandémie, ne touche plus les pays riches mais le monde entier.
    Comment se fabrique l'obésité ? Quelles en sont les causes ?
    Génétiques, environnementales, alimentaires ? Avec quelles conséquences sanitaires, sachant qu'elle représente un facteur de risque supplémentaire pour de nombreuses maladies chroniques dont le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer ? Quels sont les responsables, les coupables ? Ne serait-il pas temps, enfin, de remettre en cause notre modèle alimentaire industriel avec ses produits hypertransformés ?
    Telles sont les questions que soulève Yves Leers dans un ouvrage qui ne se veut ni un réquisitoire ni un plaidoyer mais un cri d'alarme face à la surdité des politiques, à l'incurie des industriels et à l'explosion des systèmes de santé.

  • Septembre 1919.
    L'Europe respire à nouveau l'air pur de la paix. Alors que les armes se taisent et que ses frontières sont redessinées par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, en Italie on crie à l'injustice. Un dandy poète soldat, Gabriele D'Annunzio dénonce la «Victoire mutilée» de son pays qui espérait obtenir bien plus de l'effondrement de l'Autriche-Hongrie.
    Engagé volontaire, le héraut du nationalisme italien est également un héros de guerre par ses actions d'éclat. Il met sa verve, son charisme et sa gloire au service de la cause de Fiume. Ce port de la côte dalmate, peuplé d'Italiens et entouré de Slaves, devient la pierre d'achoppement entre l'Italie et le futur royaume de Yougoslavie.
    Les grandes puissances refusent de prendre parti et veulent en faire une «ville libre», Gabriele D'Annunzio va la libérer. À la tête d'une poignée de conjurés, de vétérans et de troupes de choc il s'empare de Fiume le 12 septembre 1919. Pas un coup de feu n'a été tiré ni une goutte de sang n'a été versée.
    C'est le début d'une épopée politique et artistique qui va durer quinze mois. La liste de ceux qui accourent pour y participer ne cesse de s'allonger : futuristes, anarchistes, syndicalistes révolutionnaires, artistes, aventuriers en tout genre. On y parle libération des peuples opprimés et on y vit la libération sexuelle, on pratique le végétarisme et le naturisme en consommant des narcotiques... Le laboratoire du XXe siècle avec ses passions et ses utopies.
    Sexe, Drogues et Fox Trot.
    Les Années folles commencent à Fiume.

  • Décriée, ignorée ou sifflée, la Marseillaise n'a pas toujours bonne réputation. Par anachronisme, on lui trouve bien des défauts : belliqueuse, sanglante, nationaliste.
    Sa portée symbolique est cependant trop souvent mésestimée dans les combats pour la liberté, aussi bien au cours de notre propre histoire que de celle du monde moderne. Chant révolutionnaire et aspiration à l'égalité au cours du XIXe siècle, elle fut l'appel à l'unité dans les tranchées de 14-18, le réconfort des vaincus pendant les heures obscures de la défaite de 1940 ou dans le désespoir des camps de concentration.
    De l'Histoire de la Révolution Française de Jules Michelet jusqu'au Casablanca de Michael Curtiz, Jean- Louis Panné nous convie à une promenade érudite et surprenante sur les traces de l'hymne national.

  • « Tiens, regardez-moi cet imbécile ! Il ferait mieux de nous aider à éponger au lieu de se pavaner dans la rue. » Le 12 juin 2018, j'ai reçu cette phrase comme un électrochoc : je ne voulais plus être maire, je ne me représenterais pas.
    Depuis 5 heures du matin, avec mes équipes, nous étions sur le pied de guerre pour limiter les dégâts causés par la crue du ruisseau qui traverse Saâcy-sur-Marne, le village dont je suis le maire. Malgré nos efforts, une vague de boue avait finalement envahi la commune. C'était grave, mais le pire avait été évité. J'étais le maire de ce village, et si les caves étaient inondées, c'était entièrement ma faute...
    Tout mon engagement au service de ma commune venait de voler en éclats.
    Je ne voulais plus de cette lutte quotidienne, pris en étau entre les exigences toujours plus grandes des administrés et le désengagement notoire de l'État. Je n'en pouvais plus d'essayer de faire mieux avec moins, d'endosser toujours plus de responsabilités avec moins de reconnaissance. Je n'avais plus le courage de continuer.
    Dans cet ouvrage, j'ai voulu restituer la vie quotidienne du jeune maire d'une commune de 1 800 âmes, mon expérience du terrain, mes indignations comme mes joies, ma solitude face à l'État absent ou incompréhensible, ma souffrance devant l'égoïsme des administrés et la violence de la fonction, mes satisfactions aussi, quand je réussis à améliorer la vie du village, ma lutte pour faire revenir des commerçants, pour réhabiliter les rues, renforcer la sécurité...
    Les maires sont les premiers témoins de l'évolution de notre société et, pour beaucoup, il s'agit même du plus beau mandat de notre République. Je souhaite que mon témoignage, mes suggestions fassent qu'ils soient mieux entendus et, bien sûr, davantage soutenus par leur village, par leur ville, par l'État.

    Pierre-Emmanuel Bégny.

  • Journaliste américain en poste à Athènes au début des années 1980, Robert D. Kaplan sillonna sans relâche les Balkans jusqu'à la fin de la décennie.

    Témoin des ferments nationalistes portés à ébullition, chercheur impénitent des stigmates du passé, observateur des conséquences multiples de la chute du communisme, il en tira une conclusion fataliste : la recherche de la gloire déchue des temps anciens empoisonne le présent des nations balkaniques.

    Voyage dans l'histoire donc, mais aussi reportage sur le vif dans une partie de l'Europe où cohabitent les héritages de l'orthodoxie byzantine et de l'impérialisme ottoman.

  • Après vingt années de chavisme, le Venezuela, qui possède pourtant les premières réserves mondiales d'hydrocarbures, se trouve à un stade structurel post-apocalyptique : pénurie alimentaire, hyperinflation galopante, insécurité maximale, corruption généralisée, désastre écologique, crise énergétique, délabrement sanitaire, émigration massive, répression politique. Le projet du « socialisme du xxie siècle » mené par Hugo Chavez, puis par son successeur Nicolas Maduro, agonise dans une impasse idéologique.

    À l'heure où l'espoir d'une transition démocratique renaît à nouveau, Paula Vasquez Lezama nous propose, sous la forme d'une enquête sociologique et anthropologique, une analyse de la situation actuelle.

    Paula Vasquez Lezama est sociologue et anthropologue. Chercheuse au CNRS, ses domaines de recherche sont l'anthropologie des catastrophes et de la santé, les situations de violence et l'économie du pétrole.

  • Réalisant une enquête sur les réfugiés bloqués à la frontière des Alpes maritimes, entre Vintimille et Menton, un journaliste ressent l'impérieuse nécessité, par un acte de désobéissance civile, d'aider un Iranien et deux Soudanais à franchir la frontière, par une ascension en altitude dans le parc du Mercantour.
    Et où à cette occasion, il va écouter les « éléments de langage » d'un sous-préfet, croiser une militante engagée, et accompagner brièvement une avocate spécialisée dans les droits de l'homme. Avec la rencontre haute en couleurs d'Enzo et d'Hubert, de part et d'autre de la frontière.

  • Fulgencio Batista, celui que l'imaginaire collectif pétri par la propagande castriste considère comme un dictateur sanglant, à la solde des États-Unis et complice de la mafia, fut un personnage bien plus complexe que cela. Métis aux origines misérables, sergent révolutionnaire, président démocratiquement élu, écrivain autodidacte, homme d'État et putschiste autocrate, «El Hombre» accumulait les paradoxes.

    Dans une île de Cuba tourmentée par les affrontements politiques et la guérilla, son pouvoir s'effondra dans la nuit du Nouvel An 1959, faisant place nette à Fidel Castro et à son régime liberticide, dont les héritiers n'en finissent plus de reproduire le schéma totalitaire soixante ans plus tard.

    Les origines de cette tragédie permanente qu'est la révolution cubaine - n'en déplaise à ses nombreux thuriféraires - se trouvent dans ces «années Batista». Pour les connaître et les comprendre il est nécessaire d'en établir la contre-histoire.

    L'ouvrage présente le témoignage exceptionnel et inédit de Roberto «Bobby» Batista (un des fils de Fulgencio), et est accompagné d'un cahier photos et d'une ample chronologie qui retrace l'histoire de Cuba.

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