• Évitons tout malentendu. Je ne refuse pas l'idée de théorie en architecture. Je crois même la théorie indispensable à la pratique de l'architecture. Mais je ne crois pas que la théorie puisse et doive jamais se transformer en une idéologie, une idéologie qui répond par avance à toutes les situations et qui fixe une fois pour toutes le domaine de la recherche. .
    Au printemps 1999, lors du concours pour la construction de l'Opéra de Pékin, Paul Andreu est sollicité pour donner une conférence sur ses idées et son travail d'architecte. Plutôt que de dresser une liste laborieuse de ses projets passés ou de se perdre dans des théories oiseuses sur l'architecture il écrit, clin d'oeil à Rilke, une lettre dédiée aux jeunes architectes pleins de désirs et de questions.
    Seize ans plus tard, il rédige une nouvelle lettre dans la même veine. Éditées pour la première fois en un seul volume et accompagnées de nouveaux dessins, ces deux lettres forment un dialogue où le Paul Andreu d'aujourd'hui répond à celui d'alors.

  • Qui n'a jamais voulu se retirer du monde, aller vers la forêt, se taire et rester sur un tronc à rêver ? Laisser le corps et l'esprit se promener doucement, et les journées se suivre et s'étaler, ponctuées seulement de repas frugaux et de sommeils ?
    Un homme souffre. Nous l'accompagnons dans un coin de campagne. Il y a des arbres et un étang, un lit pour se coucher ; trois femmes prennent soin de lui. Loin de la ville et du bruit, ne faisant rien que vivre, il peut retrouver la beauté du monde et sa musique tranquille : " Tout bouge ici pour peu que l'on reste immobile ".
    Empreint de romantisme, au sens le plus strict, Les eaux dormantes distillent le bleu du ciel et ses orages - mélodie mélancolique et douce, luxueuse thérapeutique des rêveurs désenchantés.

  • Enfin

    Paul Andreu

    «Grâce à lui, elle était heureuse. Il aurait aimé qu'elle le lui dise. C'était sans doute impossible. Il tentait donc de bannir de son coeur toute revendication égoïste d'attention ou de reconnaissance. Quand il y parvenait, son bonheur grandissait.» Ils vivent seuls et enfermés. Elle dans ce quartier dont les murs viennent au secours de sa mémoire défaillante. Lui dans le secret d'un appartement envahi de romans. Ils n'attendent rien, ils redoutent comme un danger le moindre changement. C'est par hasard qu'ils se rencontrent. L'un comme l'autre se défendent contre la tentation de se connaître puis, petit à petit, se laissent entraîner, s'abandonnent. Elle lui confie sa mémoire. Il accepte de l'habiter. Elle parle, au risque de l'oubli. Il découvre le bonheur de prendre soin d'elle, chaque jour un peu plus. Jusqu'à organiser ce voyage qu'ils feront ensemble à la recherche d'un premier souvenir - bonheur ou blessure - qui jusque-là était resté enfoui en elle.

  • Faire et refaire Nouv.

    Faire et refaire

    Paul Andreu

    " Ce qui est simple est toujours faux. Ce qui ne l'est pas est inutilisable ", disait Paul Valéry. Alors que les impôts font partie du quotidien des Français, la complexité du système fiscal et budgétaire empêche les citoyens comme les parlementaires de se prononcer utilement sur ces questions. L'impression de se perdre dans un labyrinthe confisque le consentement à l'impôt.

    La fabrique de l'impôt et de la dépense publique appartient pourtant aux citoyennes et citoyens. C'est à eux qu'il revient d'y consentir, d'en contrôler l'usage et de demander aux responsables publics de rendre compte de leur action. Devenu à 34 ans le nouveau rapporteur général du budget

    – le plus jeune à ce poste – Laurent Saint-Martin porte un regard neuf sur le travail parlementaire. Il entend permettre à chacun de comprendre l'élaboration du budget et se réapproprier le fonctionnement des finances publiques. Car l'impôt n'a de sens et d'efficacité que si le citoyen en comprend et en contrôle la " fabrique ". C'est le seul moyen pour que le consentement à l'impôt, essentiel à la vie civique, ne soit pas une simple formule de style.

  • Kaleidoscope Nouv.

    Kaleidoscope

    Paul Andreu

    La population urbaine ne cesse d'augmenter. En 2050 nous serons dix milliards, dont sept vivront en ville contre quatre actuellement. Nous ne pourrons pas étendre la ville en proportion. Pour éviter l'étalement urbain, la ville se densifie inexorablement. Est-ce une raison pour priver les citadins du contact avec la nature ?

    À travers l'exemple d'initiatives novatrices dans des villes françaises et étrangères, Jean-Noël Carpentier montre qu'une nouvelle ère urbaine est possible. La végétalisation des villes est devenue un impératif écologique autant qu'un instrument d'agrément. Il faut planter, planter et planter encore. Fermons les yeux un instant et imaginons la ville-jardin. Des arbres dans les rues, l'herbe qui grignote le bitume, des fruits et des légumes dans les espaces publics, des insectes plus nombreux, le bruit des oiseaux enfin perceptible... La ville se confond avec la nature. C'est le rêve que nous pouvons faire et l'espoir que nous devons porter.

  • L'archipel de la mémoire

    Paul Andreu

    Qui est le narrateur ? Où se trouve-t-il ? On ne le saura pas mais on l'accompagnera dans un parcours incertain et douloureux.
    Il tente de comprendre les bruits qui viennent jusqu'à lui, il se souvient d'instants désormais séparés et peu à peu se dessine la géographie intérieure d'un monde recomposé. Ce monde mouvant se perdra sans s'achever dans la lutte de la conscience du temps. La langue subtile et lumineuse du récit de Paul Andreu trace les contours apaisés de l'archipel de la mémoire avant qu'il ne sombre dans le débordement de l'eau.

  • Pendant neuf ans, l'architecte français Paul Andreu s'est consacré à la conception et à la construction de l'Opéra de Pékin officiellement inauguré en 2007.
    De l'architecture à l'écriture, il n'y a souvent qu'un pas. C'est pourquoi, au moment où le public découvre le Grand Théâtre National de Chine, Paul Andreu livre ici, en mots et en images, son roman de l'Opéra.

  • La maison

    Paul Andreu

    • Stock
    • 7 Janvier 2009

    peut-être que s'il n'avait pas revu la maison de son enfance, un soir par hasard, à l'aube de ses soixante ans, paul andreu n'aurait jamais écrit ce livre. il aura fallu qu'il repasse par cette ville où il a grandi, qu'il s'impose le détour imprévu pour que tout resurgisse : les odeurs, les sons, les jeux, les règles et les secrets bien sûr.
    on connaît le travail considérable de paul andreu architecte (de l'opéra de pékin au musée maritime d'osaka, de l'oriental art center à shanghai à une trentaine d'aéroports à travers le monde...), on découvre ici un écrivain de l'intime et du particulier. le meilleur chemin, sans doute, pour atteindre l'universel.
    la maison de paul andreu n'est pas celle qu'il a toujours rêvé de construire mais celle qui l'a construit.

  • Archi-mémoires

    Paul Andreu

    C'est arrivé d'un seul coup, j'ai décidé de devenir architecte. La science, l'art, les deux m'attiraient. Pourquoi pas l'un et l'autre ? N'y avait-il pas des lieux de confluence ? L'architecture, sans doute parce que j'en ignorais absolument tout, m'a paru être l'un d'eux. C'est ainsi que je l'ai découverte, puis aimée. J'ai compris qu'on n'était jamais architecte, pas plus qu'on n'est peintre ou poète, mais qu'on pouvait chaque jour le devenir un peu plus.

    Voilà, c'était il y a cinquante ans. J'ai beaucoup parcouru le monde, dessiné, construit, écrit. Le désir ne m'a pas quitté. Il me faudrait deux ou trois vies de plus. » P. A.

  • De la genèse à la reprise, de la réalisation à la réception, des usages à l'usure : la vie de la première aérogare de Roissy, qui ouvre ses portes le 13 mars 1974, nourrit le fil de ce témoignage, critique et personnel. Construit comme un véritable " ouvrage d'art habité ", le parti circulaire, dense et fermé du " Camembert " de Roissy 1 opta pour un modèle unique au monde - alors même que Roissy 2 était déjà en conception. À l'occasion de ses 40 ans, Paul Andreu et Nathalie Roseau reviennent justement sur sa genèse et sa renaissance. À contretemps ou en avance sur son temps, Roissy 1 nous fait réfléchir sur les rapports entre modernité et monumentalité, entre innovation et routinisation, entre banalisation et exception.

empty